Défis communs à la gestion de la sécurité par SIEM
Une solution SIEM peut être un important multiplicateur de force pour une équipe de sécurité.
En fournissant une agrégation et une analyse automatiques des données, elle peut permettre aux analystes d'identifier rapidement des menaces potentielles qui seraient autrement passées inaperçues. Cependant, une solution SIEM n'est pas prête à l'emploi, elle doit être correctement configurée et utilisée afin de protéger efficacement une organisation contre les cybermenaces.
Coûts et inconvénients
- Coûts élevés : Dans la plupart des cas, les SIEM commencent à coûter des dizaines de milliers d'euros et peuvent facilement dépasser les 100 000 dollars, en fonction de la marque et de la quantité de données de journalisation traitées.
- Difficulté d'exploitation et de gestion : L'expertise est essentielle au succès d'un SIEM. Dans l'enquête 2024 de CommandZero, 76 % des personnes interrogées ont déclaré avoir besoin de plus de ressources et de compétences pour intégrer les sources de données dans leurs SIEM. En outre, les SIEM sont notoirement bruyants, générant de nombreuses fausses alertes.
- Les déploiements sont difficiles : les configurations de base des SIEM sont assez simples, mais leur "réglage" pour ingérer les bons journaux, la conception du contrôle d'accès, la mise en place de corrélations, l'intégration de flux de renseignements et d'autres calibrages peuvent être complexes et prendre beaucoup de temps.
Sélection des sources de données
Une solution SIEM est conçue pour agréger de multiples sources de données de cybersécurité et fournir un contexte aux analystes de la sécurité. Cela peut être un atout majeur pour la détection et la réponse aux incidents, car les données provenant de sources multiples peuvent souvent permettre de détecter des incidents de cybersécurité qui semblent être des anomalies inoffensives du point de vue d'un seul outil.
Toutefois, si l'accès aux données est important, plus de données n'est pas nécessairement mieux. Plus un SIEM doit ingérer et traiter de flux de données, plus il lui faudra de temps pour répondre aux requêtes des analystes.
Pour être efficace, un SIEM doit disposer d'un ensemble de flux d'entrée soigneusement sélectionnés, conçus pour offrir une visibilité maximale sans inclure de données superflues. L'élaboration d'un tel flux nécessite une connaissance approfondie de la cybersécurité et des sources de données précieuses au sein du réseau d'une organisation.
Définition des cas d'utilisation
Les SIEM fonctionnent sur la base de cas d'utilisation. Bien qu'un SIEM puisse automatiquement ingérer des données provenant du réseau d'une organisation, il faut lui indiquer ce qu'il doit rechercher dans ces données. Un cas d'utilisation SIEM définit un scénario d'attaque potentiel et la manière de le trouver dans les données disponibles.
Bien qu'il existe des cas d'utilisation SIEM généralisés, il est également important d'avoir des cas d'utilisation personnalisés. Les menaces potentielles de cybersécurité auxquelles est confrontée une institution financière sont très différentes de celles observées dans le secteur de la vente au détail. Pour maximiser l'efficacité du SIEM, il faut des cas d'utilisation du SIEM adaptés à l'organisation.
La définition de ces cas d'utilisation nécessite une expertise approfondie en matière de cybersécurité. Le développeur de cas d'utilisation doit connaître un vecteur d'attaque potentiel, savoir comment il peut être détecté et comment trouver cette information particulière dans le réseau d'une organisation.
Volumes d'alerte élevés
Une solution SIEM est conçue pour filtrer les alertes inutiles et les faux positifs. Toutefois, il ne s'agit pas d'une solution parfaite. Bien qu'un SIEM puisse émettre moins d'alertes qu'un ensemble de systèmes autonomes, les volumes d'alertes peuvent toujours être élevés.
Tenter de gérer manuellement les alertes de sécurité peut rapidement submerger l'équipe de sécurité d'une organisation. Le SOC moyen reçoit plus de 10 000 alertes par jour, et chaque alerte doit être visualisée, triée, examinée et éventuellement traitée.
La plupart des organisations ne disposent pas des ressources nécessaires pour traiter ce volume d'alertes. Par conséquent, certaines alertes sont ignorées ou négligées, laissant l'organisation dans l'ignorance d'attaques potentielles. Ce défi est aggravé par le fait que la plupart des SOC sont confrontés à des contraintes de ressources qui peuvent créer un faux sentiment de sécurité plutôt qu'une véritable résilience.




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